Aujourd’hui, de n’importe quelle manière, 1 personne sur 3 s’est déjà faite harceler/agresser sexuellement.

Si, de nos jours, la parole des victimes se libère de plus en plus grâce au réseaux sociaux, au phénomène du #balancetonporc et #metoo, il fut un temps où elles n’avaient pas le courage de parler de ce qu’il leur était arrivé.

Ce temps est révolu.

Le but du projet

Ce projet a pour but de présenter plusieurs témoignages afin de libérer la parole des victimes qui n’osent pas parler de ce qu’elles ont vécu ou vivent encore, de montrer que ces phénomènes arrivent plus souvent qu’on le pense, et à des personnes que nous connaissont peut-être de loin, voire de près.

Il est important que les victimes comprennent qu’elles ne sont pas seules, et que ce qu’elles vivent n’est pas normal, que certains gestes du quotidien, qu’on a tendance à banaliser, sont en fait des agressions sexuelles, des harcèlements et parfois même des viols.

J’ai également espoir que tous ces témoignages puissent aider certaines personnes à comprendre que leur comportement peut être problématique, car il est possible qu’elles n’en soient pas conscientes.

Quelques chiffres

Le viol

3000

plaintes déposées chaque année

Le harcèlement de rue

2400

personnes intérrogées âgées de 15 à 24 ans

La violence

1032

plaintes déposées en Wallonie

Et dans nos villes ?

Une étude a été menée dans la ville de Namur pour déterminer le pourcentage de personnes ayant déjà été victimes de harcèlement/agression. Au final, ce sont 192 personnes qui ont répondu.

Sur ces 192 personnes…

43%

affirment n’avoir jamais été victime d’harcèlement ou d’agression sexuel.

36%

affirment avoir déjà été victime d’harcèlement ou d’agression sexuel.

21%

affirment ne pas être certaines d’avoir déjà été victime d’harcèlement ou d’agression sexuel.

73%

affirment n’avoir jamais été victime d’harcèlement ou d’agression sexuel.

24%

affirment avoir déjà été victime d’harcèlement ou d’agression sexuel.

3%

affirment ne pas être certains d’avoir déjà été victime d’harcèlement ou d’agression sexuel.

Et si les victimes parlaient ?

1/52

«Une copine m’a expliqué qu’elle a été forcée lors d’un acte sexuel (consenti) à faire des choses qu’elle ne voulait pas faire sous du chantage.»

-Témoignage d'une femme.
2/52

«Une fois, un homme dans le train s’est assis en face de moi et a commencer à se masturber en me regardant. Il s’est ensuite levé et s’est assis à côté de moi. Enfin, lorsque j’ai quitté mon siège, pour me tenir devant la porte, il a fait de même et s’est collé à moi, le tout en continuant à se masturber.
Une fois les portes ouvertes, j’ai couru jusque chez moi.»

-Témoignage d'un homme.
3/52

«En soirée, des attouchements de mecs bourrés qui étaient morts de rire après.»

-Témoignage d'une femme.
4/52

«Des mains baladeuses dans les rues, un jour je suis rentrée de bleusaille. J’étais donc sale, un type s’est arrêté en voiture, est sorti m’a touché le visage en disant que j’étais sale et que je devrais aller prendre une douche chez lui, j’ai dit non, il m’a tiré le bras pour essayer de me forcer à rentrer dans sa voiture, j’ai réussi à partir.
Mon amie s’est faite violer. Un type était chez elle en mode chill et il a voulu coucher avec elle. Il a insisté. En lui disant non, il lui a déchiré sa culotte et l’a violé.»

-Témoignage d'une femme.
5/52

«J’ai 24 ans, 23 ans lors des faits.
Je travaillais dans un bar et un des collègues était très très tactile. Je lui ai demandé à plusieurs reprises d'arrêter mais les autres m'ont dit que c'était juste comme ça qu'il était, qu'il fallait pas y faire attention. Un jour je vais boire un verre avec lui, je pensais que nous y étions entre collègues car il m'avait qu’on allait parler du boulot et effectivement il m'a donné des conseils. Ensuite il m'a prise dans ses bras et m'a tiré sur ses genoux. Je lui ai dit que j'étais mal à l'aise et que je voulais qu'il me relâche, mais il ne l'a pas fait. Il a commencé à me caresser. Je luis ai demandé à plusieurs reprises d'arrêter et de me lâcher. Il m'a ignoré. Il a ensuite essayé de m'embrasser, j'ai réussi à tourner la tête et à m'en échapper, après quoi il m'a demandé d'être son plan cul alors qu'il est marié avec 2 enfants.
Je suis directement rentré chez moi. Je me suis sentie sale, je pensais que j'avais fait quelque chose pour lui faire croire qu'il pouvait faire ça. Pendant plusieurs jours je n'ai pas su manger, ou alors j'étais malade juste après. Après la fin de mon contrat, quand je suis allé chercher mes preuves de payement plusieurs mois plus tard, j'ai croisé une autre étudiante qui avait travaillé pendant la même période, elle était accompagnée d'une autre fille qui avait aussi travaillé au bar avant nous et j'ai découvert que je n'étais pas la seule avoir subit quelque chose comme ça.
Les autres employés du bar semblent être au courant mais ne font rien et le patron ne réagit pas non plus car c'est un des meilleur serveur du bar. Je n'ai pas porter plainte car je sais qu'il a des amis bien placés, il a beaucoup d'argent et connaît de très bons avocat, moi je n'ai pas assez d'argent que pour pouvoir payer toute l'administration juridique.»

-Témoignage d'une femme.
6/52

«Mon amie travaillait et son patron a fait de l’abus de pouvoir sur elle. Il l’a bloquait dans un coin en lui disant qu’il allait la «baiser».. il lui a fait plusieurs fois des attouchements. Jusqu’un jour où pendant un repas de boulot, il a réussi à lui mettre une saloperie dans son verre. Il s’est fait passé pour un gentil patron qui allait la reconduire chez elle..il a abusé d’elle à plusieurs reprise..
Le lendemain quand elle s’est réveillé, il n’y avait personne mais elle avait des traces de rapports sur elle et ses vêtements. Elle ne se souvient pas de grand chose exactement, elle a des flashs parfois.»

-Témoignage d'une femme.
7/52

«Je n'ai, je pense, jamais été victime d'agression ou d’harcèlement sexuel. Cependant, un événement dans une relation passée m'a beaucoup secouée et me secoue encore. En couple avec cette personne depuis 6 mois environ au moment des faits, nous avions entamé un acte sexuel. Au bout de 15 minutes, cela devenait trop pour moi et je n'en avais plus envie. Je lui ai donc demandé d'arrêter. Il ne m'a pas écouté, pensant que c'était un jeu. Je lui ai, de plus en plus, demandé d'arrêter. Je tentais de fermer mes jambes mais il les écartais à chaque fois pour repartir de plus belle. Jusqu'au moment où il a vraiment senti que ce n'était plus un jeu. J'étais aux bords des larmes. J'ai eu l'impression d'être souillée, non respectée dans mes envies.
Et le pire dans l'histoire, c'est que je suis la personne qui ait dû le consoler en lui disant que «c'était pas grave». 4 mois après, j'ai pu me rendre compte d'un série de choses qui a mené à la rupture.»

-Témoignage d'une femme.
8/52

«J’ai 20 ans mais cela se passait quand j’avais 17/18 ans. J’étais en couple avec un garçon de mon âge, mon premier copain, qui voulait sans arrêt avoir des rapports sexuels, ce qui m’épuisait et me dégoûtait totalement du sexe. Je lui disais que je n’en avais pas envie mais il me suppliait. De même, j’ai fais ma première fellation avec lui mais sans vraiment en avoir envie, là encore c’est parce qu’il m’a supplié et je n’ai jamais pris aucun plaisir à le faire, je me sentais honteuse. Un jour, j’étais tellement «irritée» à force d’avoir des rapports sans arrêt que j’en ai saigné. J’ai pris rdv chez ma gynécologue tellement j’avais mal et elle m’a prescrit un traitement cicatrisant. J’ai donc demandé à mon copain de me laisser cicatriser et guérir avant de recommencer à faire quoi que ce soit. Il a accepté jusqu’à 4 semaines plus tard. (Et encore, chaque jour il exigeait que je lui procure «sa dose»). J’avais toujours terriblement mal dès qu’il me touchait, pour dire je ne savais même plus mettre un tampon, mais il me suppliait tellement que j’ai fini par céder et je l’ai laissé me faire l’amour. Les larmes coulaient sur mes joues, je pleurais en silence tellement j’avais mal. Ça a duré au moins 30 minutes et même en voyant mes larmes de douleur et de haine il ne s’est jamais arrêté. Depuis je l’ai quitté mais je suis totalement dégoûtée du sexe, de quelque manière que ce soit. Quand je suis au lit avec quelqu’un, j’en ai envie et je suis excitée mais dès qu’il y a pénétration j’ai mal.. Je pense que c’est psychologique car tout est normal. Je suis incapable de prendre à nouveau du plaisir. Ce mec m’a pourri la vie.»

-Témoignage d'une femme.
9/52

«Je me suis retrouvée dans un lit avec un autre étudiant que j'avais embrassé en soirée, on a commencé à faire les préliminaires et j'en ai vite eu marre mais quand j'ai remonté ma culotte qui était à mes genoux (pensant qu'il allait comprendre que je voulais arrêter), il a continué d'autant plus et je n'ai pas osé lui dire d'arrêter. J'avais l'impression d'être obligée et j'ai juste attendu que ça finisse. J'ai mis plusieurs mois avant de me rendre compte que c'était un comportement anormal de sa part.»

-Témoignage d'une femme.
10/52

«Mon premier petit-ami (j'avais 16 ans et lui 19) était très insistant pour qu'on passe à l'acte alors que nous ne sortions même pas encore ensemble. Tous les jours pendant 2 mois il m'en parlait et étant donné que je ne me sentais pas prête je refusais, ce qui l'énervait et il finissait par me menacer ou essayer de se «forcer» sur moi jusqu'à arriver à ses fins.»

-Témoignage d'une femme.
11/52

«La fameuse olive dans le cul lors d’un stage par un employé du commerce.»

-Témoignage d'un homme.
12/52

«J’ai 21 ans aujourd’hui. C’était un garçon que j'aimais beaucoup mais ce n'était pas réciproque. Un jour il était très saoul et m’a fait des avances que j'ai refusé vu son état. Il a insisté et m'a violé. Il ne se souvenait de rien le lendemain ou ne voulait pas s’en souvenir. J’en suis encore affectée aujourd'hui, j'avais 18 ans à l'époque.»

-Témoignage d'une femme.
13/52

«Je devais avoir 15 ans à l'époque (j'en ai actuellement 23), et j'étais sur le quai de la gare de Jambes avec des amies (nous étions 6). Nous attendions notre train, à un moment j'ai levé le regard et dans le dos des mes amies assises sur les sièges, caché derrière un conteneur à déchet à quelques mètres de nous , un homme d'un cinquantaine d'années se masturbait. Il était 16 heures, le quai était bondé mais seul moi et mes amies l'avons vu, j'ai juste eu le temps de lâché un 'oooh' rempli de dégoût. Mes amies se sont retournées, l'ont vu et il a ranger son pénis, refermer son pantalon et a quitté les lieux comme si de rien était.»

-Témoignage d'une femme.
14/52

«Attouchements sur mineur. L’homme était un ami de la famille, ils n'ont rien vu venir...»

-Témoignage d'un homme.
15/52

«Je me promenais dans Namur vers 11h du matin, un homme d’une trentaine d'années m’a plaqué contre le mur. J’ai réussi à me dégager et j’ai couru loin. J’ai 19ans.»

-Témoignage d'une femme.
16/52

«Aujourd'hui j'ai 22 ans. Il y a 3 ans j'ai été victime d'un viol. J’en ai presque jamais parlé parce que ça me gène. Cette année j'ai eu un harcèlement sexuel mais je me suis pas tu et mes amis m'ont défendue. Je ne suis jamais aller voir les autorités.»

-Témoignage d'une femme.
17/52

«Une amie en soirée refusait le verre qu'on lui offrait et la personne s'est vexée (mon amie pensait qu'il y avait de la drogue dans le verre et a pour habitude de ne pas accepter de verres d'étranger). Par après la personne a commencer à devenir violent physiquement et on a du intervenir pour la calmer et l'éloigné.»

-Témoignage d'un homme.
18/52

«Je me souviens d'une balade nocturne et une bande de jeunes en voiture ont commencé à me klaxonner et hurler des insultes à tendance sexuelles. J'ai fait mine de ne rien entendre et de ne pas leur prêter attention. Ils se sont garés, ils sont descendus. Ils étaient quatre. L'un d'eux m'a prise par l'épaule et a voulu entamer une conversation à sens unique; il proposait de passer du bon temps et j'ai refusé en répondant simplement un «non». Il s'est énervé et m'a plaqué contre le mur. Ses amis sont arrivés pour l'aider. J'ai eu droit à des mains mal placées. J'ai commencé à hurler après de l'aide, j'avais vu quelques passants mais personne n'est venu. Je m'en suis sortie en sortant un couteau et une bombe lacrymogène. Ce n'était pas la première fois que je subissais une agression de ce genre et je sors très rarement sans avoir de quoi me défendre. Le plus dur est lorsque j'ai raconté ceci à mon copain de l'époque, il m'a répondu «Tu n'avais pas qu'à sortir aussi tard et seule».»

-Témoignage d'une femme.
19/52

«J’ai 19 ans. Une fois dans la rue, à Namur, en pleine après-midi dans la rue de Fer (c'était un vendredi ensoleillé donc il y avait plein de monde), un mec d'environ mon âge s'est approché très rapidement de moi et s'est accroupi pour regarder sous ma jupe (je portais des collants) puis il a couru en levant son pouce et en disant «Styléééé». Sur le moment je n'ai rien su dire! Ensuite j'ai réalisé et je me suis dis «Hein mais quel con!!» alors j'ai marché vite pour rentrer chez moi mais des gens m'ont quand même demandé ce que le gars m'avait fait. Je leur ai expliqué et on a discuté un peu. Voilà!»

-Témoignage d'une femme.
20/52

«En 3 ème secondaire, en attendant à l'arrêt de bus (seule) après les cours, un nudiste est venu derrière la vitre. Il a toqué pour attirer mon attention, et ma montré du doigt ses parties alors qu'il se branlait. Caché de la route par des buissons, il s'est enfuit avant que je ne puisse appeler quelqu'un. J'avais 14 ans, aujourd'hui 20.»

-Témoignage d'une femme.
21/52

«Harcèlement de rue principalement.»

-Témoignage d'une femme.
22/52

«J’étais dans le train direction Namur, j’avais 13 ans et un homme d’une trentaine d’années s’est assis à côté de moi et à commencer à me parler en me touchant la cuisse, j’étais en jupe et il a voulu aller plus loin malgré mes nombreux refus, il n’est parti qu’à l’intervention de deux personnes âgées qui sont entrées dans le wagon.»

-Témoignage d'une femme.
23/52

«J’ai 20 ans. En début d'année j'ai plusieurs fois été suivie par un type oppressant en rentrant de soirée, mes cokotteuses ont vécu la même chose. On a fini par prévenir les flics qui ont fait quelques rondes et le type a été arrêté.»

-Témoignage d'une femme.
24/52

«Bonjour, j’ai 19 ans, je suis en couple avec mon petit ami depuis 3 ans. Je ne sais pas si j'ai été victime d'agression, mais cela fait plusieurs fois que je me sens forcée de faire l'amour avec lui. Il se plaint régulièrement qu'on ne le fait plus assez souvent, et malgré mes explications à ce sujet (je ne me sens plus à l'aise ni dans mon corps, ni avec lui..) il essait sans arrêts de me toucher. Parfois je craque mais je n'aime plus ça, je le fais car l'ambiance entre nous est horrible quand ce n'est pas le cas.. Je ne sais pas comment on peut qualifier cela ni quoi faire, mais j'espère que mon témoignage vous aidera.»

-Témoignage d'une femme.
25/52

«Je n'ai jamais été victime d'harcèlements ou d'agressions sexuelles mais malheureusement j'ai déjà entendu des amies se plaindre d'avoir déjà subi des remarques d'homme dans les rues.»

-Témoignage d'un homme.
26/52

«20 ans. Un mec en voiture qui nous a suivi avec une amie... impossible de le faire partir. Il a attendu qu’on rentre dans une maison mais on ne voulait pas qu’il voit où on allait... puis on a su appeler de l'aide.»

-Témoignage d'une femme.
27/52

«21 ans au moment, j'en ai 22. Je résume vite fait, c'était un «ami», j'étais malheureuse dans une sale période et il en a profité... Un soir j’ai énormément bu en compagnie de mon groupe habituel. Le garçon a voulu me ramener chez lui, je me suis endormie la tête sur ses jambes, je me suis réveillée avec sa main dans mes seins…il m a forcé à aller dans sa chambre...et voilà...»

-Témoignage d'une femme.
28/52

«Agression sexuelle par un camarade de classe lors d'une soirée quand j'avais 16 ans. J’avais trop bu et j'étais presque inconsciente. Je ne me souviens de quasi rien si ce n'est de l'avoir empêché de me pénétrer et le sentiment de saleté et de honte intense les mois suivants. J'ai toujours du mal à mettre des mots sur ce qui m'est arrivé, peut-on qualifier ça de viol puisqu'il n'y a pas eu pénétration ? Une part de moi me dis que j'ai raison de l'avoir mal vécu, une personne qui a trop bu ne peut pas être consentante... l'autre part se demande à elle-même si elle n'en fait pas des caisses pour rien ? Si ça tombe sur le moment j'étais consentante, mais pour le savoir il faudrait que je puisse me remémorer plus que de simples flashbacks de ce moment...Ah oui et l'an dernier un gars m'a suivie en camionnette en se masturbant alors que je sortais d'un examen, encore une chouette expérience.»

-Témoignage d'une femme.
29/52

«En Erasmus un ami a organisé une soirée pour mon dernier jour... Il a invité la plupart de nos amis communs et un ami qui venait d'arriver dans le pays (On va l'appeler X)... On sort on boit et je bois énormément ... J'ai totale confiance en mes amis car on a fait de nombreuses sorties ensemble et ils ne buvaient pas exagérément. X me collait et je le repoussais en lui expliquant que je n'avais pas envie de lui, il me dit veiller sur moi... On rentre et mon ami me propose de me laisser sa chambre pour que je ne rentre pas dans cet état d'ébriété. Savoir que je dormais chez lui en sécurité le rassurait. De son côté il s'était rapproché d'une de nos amies communes donc ils vont au salon, me laissant la chambre. X lui dit qu'il va veiller sur moi (je pensais pouvoir voler si je passais par la fenêtre) et il me prend dans ses bras en mode câlin. Dès le début ça me gêne et il fait mine de ne pas comprendre et ensuite il me pelotte donc je me dégage mais dans le coltard c'est pas évident... Il continue avec sa main sous ma robe et va dans mon soutient-gorge me pelotter... Il insiste et se met sur moi avec ses 120 kg et me passe une main sur la culotte... Manifestement je crie suffisamment fort mon mécontentement: mon ami est arrivé et a dégagé le type.... Je ne sais pas et je ne veux pas savoir ce qu'il me serait arrivé sinon... Je l'ai vécu comme un viol et le lendemain je repartais vers la Belgique avec un black out total... en arrivant chez mes parents j'ai vu les photos de la soirée sur Facebook et j'ai eu un sentiment de haine envers ce porc. J’ai appelé une amie pour lui raconter et lui avouer que je ne savais pas s'il m'avait prit ma virginité parce que j'avais occulté la majorité de cette soirée.»

-Témoignage d'une femme.
30/52

«Une fille a réalisé des actes de «séduction» pour faire en sorte que je me plie à ses désirs (se dénuder, employer des mots «Olé Olé»,...) sans mon consentement. N'ayant pas réagi et juste ignoré, cette même personne a osé porter main courante contre moi... Cette affaire fut réglée grâce aux preuves que j'ai fourni et j'ai été innocenté... Le harcèlement est un sujet sérieux pour lequel nous devrions tous lutter, mais si certains en abuse en faisant diffamation cela peut poser des problèmes...»

-Témoignage d'un homme.
31/52

«Je ne sais pas si un fait unique peut être considéré comme du «harcèlement», mais je me suis déjà faite «coincer» dans le train par 2 garçons... pas de contacts physique mais une très nette «intimidation», dans le sens où je ne savais pas sortir du coin dans lequel j'étais (l'un bloquant le siège à côté de moi, et l'autre sur les sièges de devant, tourné vers moi (j'étais sur une rangée de 2 places). Termes inappropriés, regards inappropriés. Un passant est intervenu. Ils ont failli en venir aux mains, et constatant que l'intervenant était bien plus costaud qu'eux, ils ont battu en retraite. Cet épisode m'a choqué et avec du recul, je me demande où ça aurait pu aller sans que quelqu'un ne réagisse...»

-Témoignage d'une femme.
32/52

«Ma connaissance a eu une première fois non consentie (donc viol) à seulement 16 ans pour son premier rendez-vous avec son premier petit ami.»

-Témoignage d'un homme.
33/52

«J’avais à peu près 19 ans à l'époque. J’étais au début de ma vie sexuelle active, premier copain, premiers rapports. Il a toujours été très prévenant et respectueux avec moi, sauf une fois. Le problème avec cette fois-là, c'est qu'elle a déterminée tout le reste de ma vie sexuelle avec ce garçon, et malheureusement sans mon consentement. On sortait depuis quelques mois ensembles, après plusieurs mois de vie sexuelle de plus en plus épanouie et toujours en utilisant la capote (j'avais toujours été très sérieuse avec ma santé jusque là) arrive un problème de stock, plus de capote. J'ai refusé de poursuivre ce qu'on avait commencé ce jour là, j'ai dit 3 fois que je ne voulais pas continuer, mais pour lui c'était trop tard, je l'avais «trop chauffé» et puis «c'était mieux sans de toute façon» et nous étions dans une relation de confiance et sérieuse. A mon 3 ème refus et à son 3 ème argument, j'ai cédé. J'étais déjà très gênée au premier refus alors au troisième j'ai laissé tomber. Dans la forme je comprenais et acceptais ses arguments mais dans le fond j'étais vraiment dépassée. Cette fois-là a marqué le début de notre «consentement mutuel à le faire sans protection». Je n'ai plus jamais rien dit, je suis devenue consentante par habitude, j'étais consentante parce que pour moi le mal était fait, si je devais être contaminée c'était déjà fait, alors pourquoi l'obliger a rendre l'acte moins agréable pour lui ? Je n'y ai plus pensé après quelques semaines et on a continué notre petite vie de couple comme si de rien n'était. Je me souviens juste m'être sentie mal, pas sale ni violée, juste aussi conne que si j'avais pris la première seringue trouvée dans la rue pour me la planter directement dans le bras. J'ai risqué ma précieuse santé par peur de le perdre, paraître frigide ou sans aucune confiance envers lui. Cette relation a durée 3 ans et il n'en a jamais rien su. Voila ma petite histoire, je suis totalement consciente qu'il y a bien pire que moi, au sein même de ma famille très proche d’ailleurs, mais je trouvais ça intéressant de partager sur le consentement au sein du couple et sur ce que cela peut engendrer de ne pas le respecter.»

-Témoignage d'une femme.
34/52

«En ce moment j'ai 25 ans. Quand j'ai été harcelée sexuellement pour la première fois, j'avais 9 ans. Des garçons de ma classe m'ont coincée dans un coin et me touchaient aux zones intimes et essayaient de soulever mon pull. Je me débattais violemment en balançant mon sac à dos contre eux pour les repousser. Notre instituteur arrive dans le couloir et me puni moi pour comportement violent envers ces garçons sans essayer de comprendre que je me défendais seulement.»

-Témoignage d'une femme.
35/52

«Le compagnon de ma grand-mère me touchait souvent les cuisses en dessous de la table quand il était saoul. Il est décédé maintenant.»

-Témoignage d'une femme.
36/52

«J’ai 21 ans. Plusieurs amis et un type qui prenait mon bus quand j'avais 11 ans ont déjà essayé d'abuser de moi, j’ai dû branler deux d'entre eux sans plus. À une soirée une connaissance m'a emmené aux toilettes pour dames et je ne voulais pas faire ce qu'il voulait, après avoir forcé un peu et voyant que je ne cédais pas, de rage, m'a flanqué par terre il a ouvert la porte et est parti. La même soirée un gars de mon collège a profité que je sois seule dehors pour me «réconforter» et j'ai du le toucher. Sinon c'est un peu différent mais pendant plus d'un an un ami m'a prise pour sa chose et il me faisait faire ce qu'il voulait. Il m'obligeait à boire et à fumer en même temps, ce que je ne fais jamais. Il me menaçait de dire à mes parents que j'étais totalement bourrée (je ne bois jamais d'alcool mais lui me faisait boire bière sur bière) c'était un manipulateur pervers narcissique. Il se moquait par exemple de mes bras et seins ballants suite à une perte de poids, il m'a déjà demandé de faire le trajet toilette-chambre nue «juste pour rire», il a déjà voulu me toucher, il m'a demander de me regarder nue et de tourner sur moi même «parce qu'on est entre potes» pour après se foutre de ma gueule, il m'a dit de retirer mon haut à la Webcam je ne voulais pas le faire mais il a joué les cordes sensibles donc je l'ai fait, il m'a ensuite fait croire qu'il avait des captures écran et qu'il allait voir ce qu'il allait en faire (c'était une blague, sa touche prt screen ne fonctionnait pas mais en attendant il jouait de ça pour me faire chanter). Il m'humiliait en ville devant ses potes. Mon père était aussi pervers narcissique et n'hésitait pas à rentrer dans la salle de bain pour me voir nue, il me donnait des claques rapides et répétées sur les fesses dès que l'occasion se présentait. Pendant toute mon enfance je pensais que c'était normal, et que donc ce que mes connaissances par la suite pouvaient me faire était aussi ce que je méritais. Je pensais que c'était ça l'amour. Il y a 2 ans j'ai trouvé l'amour pour la première fois et ça me choque d'avoir fait un parcours du combattant pour rester vierge alors que je n'avais jamais eu de petit ami avant, ce n'est pas normal. Je ne suis pas rentrée dans les détails mais j'espère t'avoir aidé. Malheureusement le harcèlement n'est pas que dans la rue il est partout même où l'on s'y attend le moins. Merci pour ce projet qui élève la voix des femmes. Je n'ose pas en parler parce qu'on me prends pour une idiote ou que je l'ai bien cherché, j’avais qu'à dire non d'après eux.. Plus facile à dire qu'à faire face à des mâles dominants manipulateurs. En attendant j'ai été détruite à petit feu et j'ai essayé de passer l'arme à gauche à mainte reprises, je suis tombée dans l'anorexie pensant toujours que je n'étais pas assez gentille et belle pour avoir quelqu'un dans ma vie. Dans un état critique il y a 2 ans, j'ai failli laisser ma vie à cause de connards qui n'en valaient pas la peine. Alors merci pour cette opportunité de pouvoir me confier.»

-Témoignage d'une femme.
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«J’avais 19 ans, j'étais en couple depuis 10 mois. Un soir, chez des amis nous avions bu, mon compagnon un peu trop. On dormait sur place et au moment de s'endormir, il a voulu faire l'amour et je ne voulais pas. Il est quand même rentré en moi alors que je pleurais et je le suppliais d’arrêter.. Il me disait qu'il pouvait pas s'en empêcher, qu'il ne pouvait pas s'arrêter et que c'était parce que j'étais trop belle et que je l'attirait trop. Après quelques minutes, j'ai cessé de lutter. J’ai laissé les larmes couler et j'ai simplement attendu que ce soit fini. D'autre fois aussi, ça m'arrivait de me réveiller alors qu'il commençait à me pénétrer. Il prenait la décision de coucher avec moi alors que je dormais et commençait déjà avant même que je sois réveillée complètement. Grâce à des amis, j'ai réussi à le quitter et à m'en défaire, j'ai su par après que c'était un pervers narcissique.»

-Témoignage d'une femme.
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«J’avais 22 ans, je vivais seule dans un petit studio. Un soir, un ami avec lequel c'était ambigüe mais qui était en couple me téléphone plus de 20 fois. Je ne répondais pas car je ne me sentais pas bien et ne voulait voir personne. Puis au nombre des appels je me suis dit que c'était peut être grave.. alors j'ai décroché. Il me dit qu'il a besoin de me voir, qu'il est devant ma porte et qu'il pleut et il me supplie de le laisser rentrer. Je lui dis qu'il peut rentrer mais que je ne suis pas bien et qu'il ne s'attende à rien. Il rentre, je vois à ses yeux qu'il a bu, d'ailleurs il pue l'alcool. Je comprends pas grand chose à ce qu'il me dit et il m'embrasse. Étant dans un studio, mon lit n'est pas loin. Il me pousse dans le lit et me maintient. Je lui dit que je ne veux pas et lui me dit que si. Je lui demande plusieurs fois d’arrêter mais il continue. Puis il prend appui avec sa main sur ma poitrine et rentre en moi. Je ne sais pas combien de temps ça a duré, je n'étais plus là, je n'étais plus qu'un corps et je me suis tout simplement laissée faire. Mon esprit a abandonné mon corps pendant cet instant et je me souviens plus du reste. Je ne sais même pas s'il a mit un préservatif ou non. Il est parti en disant qu'il espérait qu'on se revoit en osant me demander si ça avait été bien. Je ne lui ai pas répondu et j'ai fermé la porte très vite. Après je ne sais pas combien de temps je suis restée à me laver, j'ai appelée une amie qui m'a dit que c'était ma faute parce que je l'avais laisser rentrer chez moi..et je l'ai cru, c'était ma faute, j'étais honteuse. Et même après m’être lavée, je sentais encore son odeur sur moi...Depuis la réflexion de mon amie, je n'ai plus sue en parler à personne.»

-Témoignage d'une femme.
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«Je ne sais pas si ça rentre vraiment dans le cadre ici, car nous étions tous les 2 enfants. J’avais 7/8 ans, lui un peu plus vieux. C’était mon voisin et on était vraiment amis. Un jour, je suis avec lui il m’imprime des coloriages comme il fait souvent sauf que là il ferme sa porte à clé et commence à mettre un film porno sur son ordinateur. Je veux partir mais il m’oblige a regarder, je me souviens parfaitement de chaque détail, c’était vraiment violent, je n’avais jamais vu une scène de sexe avant. Après je me souviens juste d’être rentrée chez moi. Je n’en ai jamais parlé mais ça a recommencé plusieurs fois et je me sens stupide parce qu’à chaque fois j’y allais, on jouait normalement pendant 1/2h puis il recommençait et je pleurais à chaque fois....depuis on a déménagé et je pensais avoir oublié mais je pense que ça a impacté ma vie amoureuse... Je n’ai eu mon premier petit copain que récemment, à 19 et demi. J’avais toujours peur de m’engager avant ça. Et que ça a chamboulé ma vie sexuelle. Malgré plusieurs essais avec mon copain, nous n’avons pas encore réussi, je souffre de vaginisme, ce qui m’empêche d’avoir des rapports vaginaux et j’ai de plus en plus peur que ça impact notre couple. Je ne sais pas si c’est lié à ça, mais j’ai aussi une peur irrationnelle des femmes enceintes, de la grossesse, de l’accouchement, je pense que mon vaginisme et ça sont liés. Mais je me demandais d’où ça pouvait venir, et puis cette histoire avec mon voisin m’est revenue en tête. Je n’en ai parlé qu’à mon copain, qui me dit d’aller voir un psy mais j’ai vraiment peur. J’ai peur qu’il me fasse revivre ces moments, où qu’il réveille des choses que j’avais enfuies, car je ne me souviens pas totalement de ces moments là, à part pour les films.»

-Témoignage d'une femme.
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«Certaines de mes potes/ma soeur ont été victimes de beaufs dans la rue/en soirée. Cas typique du «tu es bonne &rquo; suivi d'insultes.»

-Témoignage d'un homme.
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«J’étais jeune, j’avais 13 ans. J’avais rencontré un garçon et comme toutes les filles de mon âge à cette époque, je m’attachais vite et je me disais être «amoureuse» alors que je ne le connaissais pas beaucoup. Je n’avais jamais eu de rapport sexuels, il le savait, mais n'arrêtais pas d’insister pour qu’il soit le premier. J'étais beaucoup trop jeune et pour moi, la première fois était beaucoup trop importante que pour le faire «avec le premier venu». Je n’ai jamais rien voulu faire avec ce garçon. Après quelques mois de relation, on se baladait dans les bois, et il m’a clairement fait comprendre que si je ne faisais rien avec lui, ça se terminerait entre nous. J’ai préféré que ça se termine sauf qu’il l’a très mal prit et a commencé à devenir méchant. Il me faisait peur. Il me touchait et j’étais comme tétanisée. J’osais pas bouger. Il m’a forcé à faire certaines choses mais j’ai réussi à partir avant que ça n’aille plus loin. Ensuite, il a raconté partout des choses fausses sur moi. Aujourd’hui, j’ai 19 ans et tout le monde me prends pour une "pute" alors que je suis toujours vierge.»

-Témoignage d'une femme.
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«27 ans. J’ai eu une relation où j'ai été violentée physiquement et mentalement dont le viol, ça a duré un an. Le gars étant tellement persuasif a retourné mes amis contre moi et m'a jeté à la rue. J'étais dans les rues de Namur avec mes sacs à pleurer sans argent (car il m'avait tout prit), je faisais 48 kg pour 1m74 car je vomissais tout ce que je mangeais dû au stresse... et là on se rend compte à quel point les gens n'aident pas dans ce genre de situation, on est juste seule. J'ai perdu tout mon entourage jusqu’à ce que deux filles ayant vécu la même chose avec lui (malgré que je les avais prévenues et qu'elles s'étaient moqué de moi) elles m'ont contacté pour porter plainte. Je ne l'ai pas fait par peur qu'il me retrouve. J'ai eu aussi les gars de cercles qui te bourrent la gueule jusqu'au black out, t'embrassent et te pelotent et te disent «si tu le dis je dis à tout le monde * un de mes secrets*» car bien évidemment ces gars sont en couple. J'ai eu un ami qui m'a pelotté pendant que je dormais, étant trop ivre... je ne me suis pas réveillée et c'est un autre ami qui l'a surprit, bien-sur tout est impunis. Ça a dégradé l'image que j'avais de moi. ça m'a détruite et depuis je n'arrive plus à avoir de relation réellement saine.»

-Témoignage d'une femme.
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«J’étais avec quelqu'un depuis quelques mois. Il avait beaucoup d'emprise sur moi (insultes, menaces..), si je n'acceptait pas d'actes sexuels je me fessait insultée, menacée, harcelée en venant chez moi à n'importe quelle heure (je vivais avec mon papa et ma soeur à ce moment). J'étais donc forcée psychologiquement, ou une fois malgré mon «non» et mes pleurs, il a continué, et encore des tas de choses mais je vais m'arrêter là. Cela a duré de mes 15 à 17 ans.»

-Témoignage d'une femme.
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«Agression sexuelle par un ancien colocataire et une autre par un patron de job saisonnier en étudiant.»

-Témoignage d'une femme.
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»24ans, malgré mes réticences envers les demandes d'une personnes, cette dernière m'a harcelé en m'envoyant à plusieurs reprises des photos de son sexe... Devant mes yeux, un policier a dit à une amie (qui était ivre en sortant d'un bar) »Je pourrais te violer si j'en avais envie»... Elle n'a jamais osé porter plainte.»

-Témoignage d'un homme.
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«J’avais 16 ou 17 ans, et mon copain de l'époque était très insistant pour avoir des rapports avec lui, malgré mes refus.. ce qui m'a le plus marqué c'est lorsqu'il ma forcé à lui faire une fellation.. ça m'avait dégoûté de toute pratique intime de couple jusqu'a mon copain actuel qui a réussit à me faire oublier tout ça...(j'ai 21 ans).»

-Témoignage d'une femme.
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«Lorsqu'elle était adolescente, ma grande soeur à eu pour petit ami un garçon de son âge qui était impatient quand à l'idée de perdre sa virginité. Ma soeur, elle, préférant attendre que leurs relation devienne sérieuse avant d'aviser. Cependant, son compagnon de l'époque la pressait de plusieurs manières: toujours ramener la conversation au sujet du sexe, essayer de toucher des parties plus intime qu'à l'accoutumée, lui refuser de lui parler lorsqu'elle refusait de jouer à son petit jeu. Ce qui l'a sauvée de cette situation c'est qu'elle à su et pu en parler à des gens autour d'elle, mais ce n'est malheureusement pas la cas pour tout le monde.»»

-Témoignage d'un homme.
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«Mon ex (et premier copain) fêtait son anniversaire dans une salle louée, au soir on est resté avec quelques amis et nous avons dormi sur place. Il a dormi avec moi un peu à l'écart des autres, il a commencé à avoir des gestes/caresses qui veulent tout dire, mais j'ai refusé plusieurs fois avec insistance car je n'avais aucune envie de le faire avec la présence d'amis et connaissances. Il est devenu plus insistant par les gestes et par la voix, ne tenant pas à ce qu'il réveille les autres en parlant j'ai laissé faire. Je regrette énormément et je l'ai quitté peu après. La seule personne au courant de cet événement est mon copain actuel qui ne comprenait pas mon comportement très froid et soupçonneux. Mais c'est resté comme une cicatrice, voire un trauma, qui guéri peu à peu grâce à mon copain. Ça s’est passé à mes 19 ans, j'ai aujourd'hui 22 ans.»

-Témoignage d'une femme.
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«Je devais avoir l’âge de 16-17 ans et je sortais en boîte avec des amis. Un autre homme est venu me parler et je l’ai repousser gentiment, petit à petit à la soirée il commence à danser près de moi, se rapprochant petit à petit pour finir à se frotter contre moi, encore une fois je le repousse gentiment en expliquant que ce n’est pas mon truc. Il s’en va mais revient une dizaine de minutes plus tard derrière moi, à me mater, et à me toucher le cul (des que je me retourne il fait genre de rien), puis plus tard il va chercher deux bières et met un truc dans l une d’entre elle et me la propose, ayant vu je refuse et je demande à mes amis de sortir. Je suis pas vraiment sûr que ça puisse être qualifié comme ça mais voilà... j’ai 25 ans actuellement ça date je n’ai pas eu de traumatisme mais si le témoignage peut aider, il est là.»

-Témoignage d'un homme.
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«23 ans. À 19 ans, je me suis laissée faire par un ex petit ami dans une cabine de piscine, celui-ci m'a plaquée contre la paroi et m'a pénétrée de force. D'autres faits similaires se sont passés avec cette mêle personne comme des étranglements pendant l'acte non demandé, une relation sexuelle malgré un fil chirurgical sortant de l'engin... l'événement de la piscine est celui qui m'a le plus marquée et brisée. 4 ans plus tard, je suis toujours incapable de rentrer dans une piscine publique et de faire confiance aux hommes qui ne sont pas des membres de ma famille ou alors il faut énormément de temps avant de franchir le pas de la méfiance. Je ne supporte pas d'être touchée par quelqu'un qui ne m'est pas proche (je dois souvent mordre sur ma chique quand je suis en présence de personnes naturellement tactiles et sans danger).»

-Témoignage d'une femme.
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«18 ans, mon ex voulait souvent faire l’amour avec moi et moi pas tout le temps. A chaque fois que j’arrivais à lui tenir tête, après c'était engueulade sur engueulade. Et petit à petit j’ai arrêté de refuser même si j’en avais pas envie juste pour que «ça aille bien» dans notre couple. Heureusement, j’ai eu une bonne copine qui a réussi a me faire réaliser que c’était du viol.»

-Témoignage d'une femme.
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«17 ans, je découvre tout juste les joies des applications de rencontre. Je commence petit à petit à m'assumer, mais c'est difficile de faire connaissance avec d'autres gays dans la vie réelle, alors tu te rabats sur ces torchons numériques. Je parle avec un mec, je me rappelle qu'il était pompier, correct dans sa manière d'aborder, sacrément chaud. Je me dis «pourquoi pas?», je le rejoins dans sa voiture une demi-heure plus tard, il roule jusqu'à un champ vide, on passe à l'arrière, on parle un peu, on commence à s'embrasser et là c'est le blocage. Je n'avais pas envie d'aller plus loin, mais il en a décidé autrement. Il y a 3 ans maintenant, j'ai l'impression que l'on a volé une partie de ma sexualité. J'ai été forcé à faire des choses que je ne voulais pas. J'ai été forcé de ressentir des choses que je ne voulais pas ressentir. Mais je suis un garçon, j'étais presque majeur, donc j'en ai jamais parlé par honte. Parce que la société fait que c'est assez gênant d'être abusé quand t'es un mec. C'est encore plus difficile de supporter le regard des gens qui te jugent que de celui de ton agresseur. Je ne veux pas laisser cette expérience prendre le dessus sur ma sexualité, mais avec le recul, tu te sens coupable de ressentir des choses, d'avoir envie de prendre du plaisir. Au même titre qu'un prisonnier de guerre, tu as des flashbacks et ça casse tout.Dernièrement, je me suis fait accoster et toucher par un mec lors de mes stages. Je marchais vers mon arrêt de bus et il a essayé de me forcer à le suivre dans une ruelle. Comment il savait que j'étais gay? J'en savais foutrement rien. Mais ce que je sais, c'est que les gens me regardaient mais n'ont rien fait. Des adultes, trois fois plus grands, des groupes plus nombreux, qui ont regardé un type dans la trentaine attraper le bras d'un mec de 20 ans. Ils ont juste détourné le regard. J'ai sauté dans le bus et j'ai fait une crise d'angoisse. Je te remercie d'aborder ce thème, de ne pas le généraliser, de donner la parole à des gens qui ne l'ont pas forcément. De toi à moi, ça fait énormément de bien de pouvoir en parler et se soulager un peu l'esprit. C'est la première fois en 3 ans que j'en parle.»

-Témoignage d'un homme.

En parler

Aujourd'hui, il est important que la parole des victimes soit entendue.

En parler, c’est libérer son mal-être, dénoncer les faits qui se sont produits, avoir l’occasion d’être soutenu et peut être inciter d’autres victimes à parler à leur tour.

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Violencessexuelles.be est un site où vous pouvez trouver des informations sur le consentements, de l’aide en tant que victimes, amis, familles etc. Vous trouverez aussi de l’aide sur les démarches à effectuer pour porter plainte ainsi que les centres de prise en charge vers lesquels vous pouvez vous tourner.

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Le CLASCHES, collectif de lutte contre le harcèlement sexuel dans l’enseignement supérieur, est une association féministe ouverte à l’ensemble des étudiant·e·s, doctorant·e·s, enseignant·e·s et/ou chercheur·e·s et personnels BIATSS.

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Le CNIDFF et le réseau des CIDFF sont fortement investis dans la lutte contre les violences sexistes. Cet investissement se décline localement par la mise en œuvre d’actions en direction des femmes, des professionnels et du grand public. Le CNIDFF est membre du Conseil national de l’aide aux victimes.