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Case Study

Estelle Lassence

Approche du sujet

Je voulais au départ créer quelque chose d’utile à la population, un application que les gens pourraient utiliser au quotidien. Après quelques recherches, des discussions avec mes professeurs pour trouver une idée qui me convenait, une, puis deux semaines passent, et je n’ai toujours pas de thème. Je réfléchis à ce que je voudrais véhiculer comme message, je me dis que j’ai l’occasion de pouvoir exprimer quelque chose de fort et de décider de la façon dont j’allais faire passer mon message. Je décide finalement d’aborder un thème qui est très personnel : Le harcèlement scolaire que j’avais vécu étant plus jeune.

Le but en choisissant ce thème était de sensibiliser en racontant mon histoire, de montrer que cela se passe partout et à tout le monde. En réfléchissant à ça, j’ai trouvé un thème encore plus percutant et qui est très souvent évoqué ces temps-ci : Les agressions et harcèlements sexuels que subissent les femmes/hommes.

Là encore, c’est un thème qui me touchait personnellement et qui me tenait à coeur d’aborder. Je pense que la parole des victimes à été très longtemps cachée. Elles n’osaient pas en parler par honte, par gène, par peur des représailles, par peur d’être jugées. Fort heureusement, grâce aux réseaux sociaux particulièrement, des gros scandales ayant éclatés comme l’affaire Wenstein, les #MeToo et #Balancetonporc, ont aidé les victimes a en parler de plus en plus.

Pour mon travail j’ai eu beaucoup d’idées que j’ai du trier au fur et à mesure. J’étais beaucoup trop investie et je voyais beaucoup plus gros que ce que je pouvais faire, en terme de connaissance et surtout en terme de temps. Je me suis donc concentré sur le plus important pour moi : sensibiliser

Je ne voulais pas faire un site internet « bateau » qui présentait des chiffres, des statistiques de ce qui arrive chaque jours, ni un site de préventions, mais plutôt raconter des histoires qui m’ était arrivé sous forme de témoignage anonyme afin que les gens puissent se dire «Si ça se trouve, c’est arrivé à mon amie ou ma petite soeur, ou à ma fille. » Je voulais également ajouter des statistiques « minimales » que j’aurai moi même recueillis afin de me conforter dans le fait que c’est un sujet vraiment important à aborder.

J’ai donc créer un google Form, un formulaire en ligne que j’ai partagé sur le groupe de mon école ainsi que sur le groupe d’étudiant de la ville en posant trois questions mais surtout, je donnais la possibilité aux gens de raconter leur histoires personnelles, anonymement. Le but étant de leur permettre de se confier, de se libérer.

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J’ai reçu 52 témoignages de femmes et hommes qui avaient vécu des choses que personne ne devrait vivre. J’ai lu de la détresse, de l’incompréhension, de la haine, de la rancoeur, de l’ignorance et beaucoup de mal-être. Ça a été très dur à lire par moment. Beaucoup m’ont touché pour deux raison : L’horreur que les personnes avaient vécu, les conséquences que ça a eu sur elles, et le fait qu’elles me remerciaient de leur avoir donner la parole. Ça leur faisait du bien car elles n’en avaient jamais parler à part ici, via mon formulaire. Et je pense que c’est ce qui m’a le plus touché dans mon projet, ce qui m’a vraiment motivé : pouvoir aider ces personnes à se libérer d’un poids.

Ça me confortait dans l’idée que ce que je faisais était utile, et que c’était surtout nécéssaire, qu’il fallait en parler et que les personnes extérieurs à tout ça devait comprendre que ça arrive à tout le monde. Parfois il y a des faits plus graves que d’autres, il y a certains comportements banalisés qui ne devraient pas l’être. J’ai espoir qu’avec mon travail, les gens le comprenne. A partir de là, j’ai décidé d’utiliser leur témoignages.

J’ai également analyser chaque réponse pour voir quel pourcentage de femme se sentait concerné par l’harcèlement, si elles en avait déjà été victimes ou non, et j’ai fais pareil pour les hommes. Je voulais utiliser toutes les données que j’avais récolté, et pas seulement une partie. C’est aussi pour cette raison que pour la deuxième version de mon site, j’ai décidé d’utiliser tous les témoignages. Au départ, on me conseillait de n’en présenter que quelques-un pour que le contenu ne soit pas trop long, mais à force d’y réfléchir j’ai conclu que ce qui sensibilisait, c’était les témoignages, pourquoi en laisser certain de côté donc?

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Afin d’apporter des informations supplémentaires sur une échelle plus « globale », j’ai cherché après de statistiques de harcèlement, agression, violences etc qu’il y avait en Belgique, et j’ai présenté ces chiffres en data visualisation sous forme de pourcentage, afin de rendre les chiffres plus importants. Le fait de travailler en pourcentage est pour moi plus fort. Cela permet de parler d’une globalité tout en gardant le but «sensibiliser» en tête.

Le design

Pour la première version de mon travail, j’ai présenté un site assez fort niveau couleur, des mauvais choix typographique, au niveau du design etc. Je pensais créer un design simple et aérer, mais avec le recul (et heureusement) je me suis rendu compte que j’étais assez loin de ce que je voulais.

J’ai garder la structure de base, l’idée d’afficher le titre en grand sur un fond de couleur, et la grille. J’ai opté cette fois pour une typo bâton pour les titres (Roboto) et une typo à empattement pour le texte courant (Slab 27px). J’ai fais mes système de hiérarchie avec le 1,33. J’ai travaillé les espaces de façon plus importante qu’avant afin d’aérer au maximum le visuel. J’ai travaillé avec un background blanc légèrement grisé et des noirs virants vers des gris pour les textes.

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Pour ma data visualisation, je me suis beaucoup documenté. J’ai réfléchis à quelle méthode serait la plus efficace pour présenter les pourcentage le plus facilement et direct possible, tout en gardant quelque chose d’esthétique. J’utilise les trois couleurs primaires afin de laisser le visuel simple, sans que ça alourdisse la page.

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J’ai décidé de ne pas intégrer d’images dans mon travail car selon moi les mots et l’utilisation graphique du texte est suffisante. Je veux créer un rendu sobre et aéré étant donné que le sujet déjà assez puissant. J’alterne des fonds de couleurs et un fond blanc pour apporter du dynamisme à la page afin que l’utilisateur ne s’ennuie pas. J’ajoute également des animations en Javascript pour l’affichage des informations quand on navigue sur le site afin d'offrir une meilleure expérience visuelle à l'utilisateur.

Difficultés rencontrées

J’ai rencontré quelques difficultés comme mentionné auparavant tel que le choix de mon sujet. J’ai pris du temps pour vraiment savoir comment j’allais présenter la chose, et comment j’allais faire pour rendre les informations intéressantes. J’avais un cahier où je notais mes idées, ce que je devais améliorer, les informations que j’allais utiliser ou non. Ça m’aidait à y voir un peu plus clair.

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J’ai essayé d’être ambitieuse dans mes choix, d’essayer de faire de mon mieux avec ce que je savais faire même si je sais que j’ai encore beaucoup de choses à améliorer.

Concernant le design, les idées se sont assemblées assez rapidement pour mon premier projet. Pour le deuxième, j’ai gardé la structure de base comme dis précédemment, mais j’ai retravaillé le titre « libérés » sur Illustrator avec un aspect «3D » mais simple à la fois. Je me documente tout de même toujours pour m’inspirer un petit peu et voir ce qui peut se faire pour des sujets similaire. Ici il a été difficile de trouver un site traitant du même sujet que moi, j’ai donc regarder le design en général, je regardais même ce qui se faisait en print afin d’essayer d’avoir le plus de resources possible.

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Concernant le code, pour l’html et le css, je revois toutes les bases et essaies de me focaliser sur ce qu’on m’a dit de retravailler. J’essaie de montrer mon travail à des amis pour qu’ils m’aident à voir mes fautes, là où il y en a. Je relis mon texte et corriges les fautes d’orthographe en le passant dans un correcteur.

Le plus difficile pour moi a été le javascript. Étant donné que je ne m’en sors vraiment pas là-dedans, j’ai fais ce que je savais faire sans trop m’aventurer dans ce que je maitrisais pas (évidemment j’ai essayé, je me suis beaucoup énervée sur moi-même, j’ai demandé de l’aide à mes amis si besoin sans trop les déranger non plus.) C’est quelque chose qui me bloque énormément dans la création de projet car je ne sais jamais réalisé ce que j’ai dans la tête. La forme y est, mais le faire devient plus difficile et je me retrouve donc à devoir restreindre mes choix et le résultat final du projet. J’essaie maintenant de m’adapter dès le début, quand je créer mon design, je réfléchis en conséquence de ce que je sais faire, j’y pense avant pour ne pas devoir changer 15 fois de design lors du codage.

Conclusion

Pour conclure ce travail, je pense que c’est un travail qui mériterait d’être sans arrêt renouveler, d’apporter sans cesse des nouveautés grâce à ce que j’apprends au fur et à mesure, et c’est ce que je vais essayer de faire au fil de l’année. Je pense que mon choix de thème était le bon, même s’il n’est pas évident. On m’a conseillé de changer lors de mon examen de repassage, mais ça me tenait trop à coeur pour changer et laisser tomber toutes les informations que j’avais. Je sais que j’ai encore beaucoup de choses à apprendre, beaucoup de travail à fournir et certainement une petite mise à niveau à faire. Les baisses de morale sont parfois présentes, je suis pleine d’incertitude face à certaines choses mais j’espère pouvoir me prouver à moi même que je peux y arriver.

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